Terminator 4 Salvateur ?

Publié le par Ignatus

Que peut-on sauver du dernier Terminator ?

Réalisé par
McG, nous dit le générique (c'est vrai que ça pète, trois lettre pour pseudo, genre THX ou YAB, pas vrai ?), Terminator Salvation était sensé secouer notre dimanche matin du simple fait de nous révéler la suite de la saga. Notre tarif réduit, dans ce genre de grande salle - temple du blockbuster version française - égale le tarif plein des salles d'Art & Essai que nous fréquentons plus souvent ; je rechigne un peu mais l'argent n'est pas si important et je regretterai plutôt en sortant de la salle, d'avoir ajouter la mienne au nombre des entrées qui feront valeur et référence. Le film débute et bien entendu, le moindre geste, la moindre phrase (sensée être profonde par le fait) se voit souligné par le martelage habituelle des grosses productions qui ont peu à dire et veulent faire croire le contraire en abusant d'effets. Mais ce n'est que le début, je m'étais préparé un peu à ça. Pourtant le film ne décollera pas. Nous y trouvons John Connors au début de la résistance contre les machines - qui sont en train de sortir le tout nouveau T800 à tête de gouverneur. On nous montre comment le héros traqué par les machines, à la recherche de son (futur) père (lui aussi listé dans les priorités de Skynet), et  devant retordre devant ce personnage voulu ambigü (qui tient presque le premier rôle, d'ailleurs) Marcus Wright, le passé qui vient ici tendre la main au futur, John Connors groupe le peuple résistant derrière lui et fabrique sa destinée.
Quelques passages et images réussies d'un décors post-apocalyptique laisse espérer, peut-être, un récit à la "Mad Max" ; puis non, nous retombons dans les clichés, plus exactement clichés de clichés tant cela est téléphoné, réédité ; à croire que notre McG choisi comme parti pris tout ce qu'il y a de plus mauvais dans le film hollywoodien pour le compiler, sans distance, sans qualité, ici. Nous avons droit à tout : scénario inexistant, références maladroites et ridicules aux Terminator 1&2, un Schwarzie (modèle 1.0.1) en synthèse ; McG se foutrait-il ne nos gueules, ou serait-il à ce point (rarement atteint) naïf ? Nous sortirons de la salle déçus, déprimés et rageurs ; étonnés, même, qu'il soit encore possible de réaliser un tel néant !

Joseph McGinty Nichol est réalisateur, producteur et scénariste. Nous lui devons le massacrage de la bonne vieille série "Charlie's Angel" qui lénifiait notre enfance, dans les deux réadaptations (1&2) qu'il propose en 2000 et 2003. Lancé à l'aveugle dans la médiocrité, il va serrer la pince à James Cameron qui se projette en lui par cette comparaison : avant qu'on ne lui confie la réalisation d' "Aliens" ("alien, le retour"), il n'était connu que pour "Piranhas 2" ou ce genre de choses ; les producteurs ont pris le risque et ont bien fait, bien remerciés de leur confiance. Que pense Cameron de ce Terminator 4 ? Autant ne pas savoir ; et surtout, ne pas tenter la comparaison avec la suite du "8ème passager" ! Car, je repose la question, est-ce possible de faire moins bien ? Et si je ne cache pas ma colère, ce n'est pas simplement pour vous bien recommander (de mon seul point de vue) de ne pas aller voir ce film, mais de le boycotter pour EMPECHER CE REALISATEUR DE CONTINUER A REALISER QUOI QUE CE SOIT !!
Mais cela semble vain puisqu'apparemment un contrat pour deux autres volets à venir a été signé par Christian Bale, et que le "Terminator 5" est déjà inscrit dans la liste des réalisations de notre génie pour 2011 !
Consolons nous. Contentons nous (à jamais, et comme pour la saga "Alien") de la trilogie que nous connaissons. Nous avons rêvé ; un affreux cauchemard ! Jeunet et McG n'existent pas si nous ne leur accordons d'attention, si nous les bannissons de notre esprit.
Pour conclure, j'irai voir "Transformers 2", un dimanche matin. Merde pour merde, au moins, il n'y a pas profanation !"

Ecrit par Cap'taine Z

Publié dans Poubelle la vie

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