Half Nelson

Publié le par Ignatus

de Ryan Fleck et Anna Boden

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Ce film a remporté de nombreux prix dans divers festivals et à juste titre.
Petit film fauché sans prétention, profondément dépressif sur le fond dans une forme quasi documentaire. (je dis quasi car la photographie ne l'est pas)

Un prof qui se came pour oublier qu'il n'y a pas d'avenir radieux même si il éssaie de faire passer des idées par le biais de ses cours. Il a un peu le même discours qu'on tous les profs désabusés (et j'en connais un paquet).
Dixit une scène très drôle (plutôt douce amer) dans laquelle Half drague deux nanas en boite de nuit, lui commence cette phrase "si je peux en changer un...", elle termine la phrase naivement "et bien tu pourras tous les changer...", lui "non, si je peux en changer un, c'est bien et c'est ce qui me fait tenir...", elle à sa copine "bon, on va danser", lui rentre chez lui.

Cette scène montre la dichotomie entre ceux qui arrivent à faire abstraction du monde et s'amuser sans se soucier, et celui à qui la réalité colle à la peau sans jamais pouvoir s'en défaire.

Peu à peu dans la classe où il enseigne, il va se lier d'amitié avec une gamine qui lui ressemble sous certains aspects, particulièrement dans son enfermement mental, et sa vision accrue de la réalité. Il va la prendre sous son aile, alors qu'il est dans l'impossibilité de s'occuper de lui même. C'est là que le film trouve son humanité. La complémentarité des êtres.

Lors d'un évenement que je ne révèlerais pas, les rôles vont s'inverser, c'est la petite qui va venir en aide au jeune homme soit disant en responsable, qui enseigne les vertus et "la verité". Va naître alors une sorte d'amitié interdite, on peu même parler d'amour tout court, platonique évidement ou les deux êtres se retrouvent sur un pied d'égalité.

Le film éssaie aussi parfois maladroitement de critiquer le système Américain mais passons, l'interêt du film n'est pas là.

A retenir, l'interpretation fabuleuse de Ryan Gosling.

Un film donc touchant, pessimiste avec de temps en temps des lueurs d'humanité et de sourires.


Publié dans CINOCHE

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